Léon~Pamphile

Lemay

Lotbinière, le 5 janvier 1837 ~

Saint~Jean~Deschaillons, le 11 juin 1918

 

Musée de la civilisation,

fonds du Séminaire de Québec.

   

Pamphile Lemay a été avocat et fonctionnaire,

mais il a aussi écrit des poèmes (dont Les Gouttelettes), des romans, des pièces de théâtre et un recueil de contes, Contes vrais (1899), qu'il réédite en 1907 après

l'avoir considérablement augmenté. On lui doit encore une traduction du poème Évangéline de Longfellow et

du roman Le Chien d'Or, de William Kirby.

Parmi les romans: Le Pèlerin de Ste~Anne, 1877; Picounoc le Maudit, 1878; L'Affaire Sougraine, 1884.

 

http://jydupuis.citeweb.net/lemay/

 

 

  

 

 

À un vieil arbre

 

Tu réveilles en moi des souvenirs confus.
J
e t'ai vu, n'est~ce pas ? moins triste et moins modeste.
T
a tête sous l'orage avait un noble geste,
E
t l'amour se cachait dans tes rameaux touffus.

D
'autres, autour de toi, comme de riches fûts,
P
oussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste.
I
ls sont tombés, et rien de leur beauté ne reste;
E
t toi~même, aujourd'hui, sait~on ce que tu fus ?

Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise;
Sens~tu couler encore une sève qui grise ?
Les oiseaux chantent~ils sur tes rameaux gercés ?

Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine,
Et, pour tromper l'ennui dont ma pauvre âme est pleine,
J'aime à me souvenir des nids que j'ai bercés.

Pamphile Lemay
Les Gouttelettes


http://francite.net/education/page121.html

 

 

 

 

L'horloge

 

Je trouve qu'il est tard, et demande, incrédule,

Si comme au temps jadis, l'aiguille marque vrai.

Que je sois au labeur, que je sois désœuvré.

Elle marche grand train maintenant, ma pendule.

 

Dans la paix des vieux ans, mon coeur récapitule,

Les doux moments inscrits à son cadran cuivré.

Son timbre vibre encore, mais il semble navré,

Ce n'est plus le refrain des espoirs qu'il module.

 

Devant elle, anxieux, je m'arrête parfois,

Comme si j'allais voir, en bandes affolées,

Remonter du néant mes heures envolées.

 

Ah! c'est qu'elle a sonné, d'une joyeuse voix,

Le réveil de mes jours dans une humble demeure,

Et qu'elle va bientôt sonner ma dernière heure.

 

 

 

Lotbinière, le 5 janvier 1837 ~

Saint~Jean~Deschaillons, le 11 juin 1918

 Écrivain, Léon~Pamphile Le May fait ses études classiques au Séminaire de Québec suivies de deux années de théologie. Il se lie d'amitié avec Louis Fréchette et devient traducteur à l'Assemblée législative du Canada~Uni de 1861 à 1866.  Il étudie le droit à Québec et est reçu avocat en 1865.   Il travaille ensuite comme bibliothécaire au Parlement de Québec. Tout en écrivant des textes de plusieurs genres littéraires dont la poésie, le conte, le roman et le théâtre.

 Louis Fréchette

Léon~Pamphile Le May est membre fondateur de la Société royale en 1882. En 1888, l'Université Laval lui décerne un doctorat ès lettres honoris causa et il reçoit la rosette d'Officier de l'instruction publique du gouvernement français en 1910. KS

http://canoe.qc.ca/TempoLivresBios_qc/L4560P1.html

 

 

 

 

 

 Léon~Pamphile Lemay

            Léon~Pamphile Lemay naquit à Lotbinière, en tant que fils aîné et cinquième enfant d'une famille qui allait en compter 14, le 5 janvier 1837. L'année de sa naissance est très importante. En effet, 1837 marque le début des Rébellions des Patriotes et ce sujet inspira beaucoup Léon~Pamphile Lemay. Il faut dire qu'il y baigna dès sa naissance.
           
Dans les années 1860, Lemay participa activement, avec Louis Fréchette, à la vie littéraire de Québec. Le groupe de Québec tournait principalement autour du poète et libraire Octave Crémazie. D'ailleurs, des rencontres entre «intellectuels» avaient lieu dans l'arrière~boutique de la librairie de Crémazie. Toutefois, Crémazie du s'exiler en France vers 1862 et ce fut par la suite l'abbé Henri~Raymond Casgrain qui prit en charge le groupe littéraire de Québec.
           
Puis, le 22 octobre 1863, à l'âge de 26 ans, Léon~Pamphile Lemay épousa Sélina Robitaille, avec qui il eut 14 enfants. Ce mariage a une grande importance dans la vie de Lemay, car sa femme fut pour lui une source d'inspiration. Il la remercia de sa manière, en lui dédiant plusieurs de ses oeuvres.
           
En 1865, Lemay fut admis au barreau de Québec, en même temps que Louis Fréchette avec qui il s'était lié d'amitié. De plus, toujours en 1865, Lemay publia son premier recueil de poésie. Ce dernier s'intitulait simplement «Essais poétiques». Puis, en 1867, Lemay se classa premier lors du concours de poésie créé par l'Université Laval, avec le poème «La découverte du Canada». En 1869, il récidiva en remportant ce même concours avec son «Hymne pour la fête nationale des Canadiens français».
           
Entre temps, suite à l'adoption de l'AANB en 1867, Lemay fut nommé conservateur de la bibliothèque du Parlement de Québec. Cet emploi était d'une importance capitale pour le poète de 30 ans. En effet, sa subsistance et celle de sa famille étaient ainsi assurées, car un revenu constant leur était donné. N'ayant plus à se préoccuper de problèmes monétaires, Lemay en profita pour utiliser ses temps libres à bon escient. En effet, pendant ses loisirs, il parfaisait ses connaissances littéraires et composa abondamment des écrit de toutes sortes (des poèmes, des traductions, des contes, des fables, des romans, un drame, deux comédies et des essais).
           
En 1892, un changement de gouvernement priva Pamphile Lemay de son poste de conservateur de la bibliothèque de l'Assemblée législative (Québec). Ce fut toutefois un mal pour un bien, car cette privation permit à Lemay de se retirer à la campagne et de se consacrer à l'écriture poétique. Ce fut d'ailleurs à cette époque qu'il composa un important recueil de vers qui fut publié en 1904 : «Les Gouttelettes». Ce recueil, en plus d'être considéré comme le meilleur ouvrage de Lemay, était le premier recueil de sonnets (poèmes suivants une certaine structure) du Canada français et l'un des volumes les plus expressifs du mouvement régionaliste.
           
Finalement, Léon~Pamphile Lemay décéda à Saint~Jean~Deschaillons, le 11 juin 1918, à l'âge respectable de 81 ans.

http://www.citeweb.net/histquebec/bio/lemay.htm

 

Léon~Pamphile LeMay naît le 5 janvier 1837 à Lotbinière.

De 1846 à 1850, il étudie à Trois~Rivières, au collège des Frères des écoles chrétiennes. Il retourne en 1850 à Lotbinière, pour cause de maladie, et entre en 1852 au Petit séminaire de Québec. Ses études classiques terminées, il s’inscrit en droit, abandonne, se rend aux États~Unis, d’où il revient presque aussitôt, travaille quinze jours chez un marchand général à Sherbrooke et entreprend finalement, à Ottawa, des études de philosophie et de théologie bientôt interrompues à cause d’une dyspepsie chronique. En 1860, il est stagiaire chez Maîtres Lemieux et Rémillard à Québec, où il rencontre Louis Fréchette. Fréchette et lui sont bientôt nommés traducteurs au Parlement provincial. Admis au Barreau en 1865, Pamphile LeMay devient bibliothécaire de l’Assemblée législative (1867) et s’installe à Québec. C’est l’époque où il écrit des contes, des poèmes et des romans. Membre fondateur de la Société royale du Canada en 1882 et docteur ès lettres en 1888, il prend sa retraite en 1892 et se fixe définitivement à Saint~Jean~Deschaillons, où il meurt le 11 juin 1918. Source: Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec. ~ Montréal : Fides, 1978.

http://www2.biblinat.gouv.qc.ca/pubhtml/text2d.htm 

 

Pamphile Le May
Contes vrais
Édition critique par Jeanne Demers et Lise Maisonneuve

 

Les Contes vrais s'inscrivent parmi les meilleurs récits courts du XIXe siècle. Avec l'aide de son gendre Télesphore Saint~Jorre, Pamphile LeMay prépara, sur un exemplaire de l'édition de 1907, une troisième édition qui n'a jamais paru.

C'est cette version refondue que donne à lire l'édition critique, où sont reprises, pour la première fois, les illustrations de l'édition de 1907, signées par les artistes les plus célèbres de l'époque.

http://www.uottawa.ca/publications/bnm/textes-XIXsiecle.html 

 

 

Saviez~vous que...

Que... Pamphile Lemay avait une bibliothèque à son nom ?

Hé! oui

Bibliothèque de l'Assemblée nationale
Publications officielles du Québec
Édifice Pamphile-Lemay
1035, rue des parlementaires
Québec (Québec)
G1A 1A3

Que... Pamphile Lemay avait une école à son nom ?

Hé! oui

École secondaire Pamphile-Lemay
6380, rue Garneau  C.P.  99
Sainte~Croix, Québec
G0S   2H0

Site Internet : pamphile11@csnavigateurs.qc.ca 

Que... Pamphile Lemay avait un édifice à son nom ?

Hé! oui

Bibliothèque de l'Université Laval

Édifice Pamphile-Lemay, pavillon Jean-Charles-Bonenfant, Sainte-Foy


Site Internet :
http://www.bibl.ulaval.ca/


Que... Pamphile Lemay avait une rue à son nom ?

Hé! oui

Pamphile-Lemay, Cap-Rouge

Site Internet : http://www.combinaison-gagnante.com/maison/9814329/9814329.htm

 

Je sais que je semble répéter certains textes, mais je les ai laissés tels que je les ai trouvés sur internet, seul la fonte de caractère a été modifiée. Je poursuis toujours mes recherches dans le but de vous aider à mieux connaître notre belle et grande famille Lemay.

Je tiens également à vous dire que par mes recherches j'ai pue trouver ceci: Léon~Pamphile Lemay était le fils de Léon Lemay et Louise Auger, petit fils de Pierre Lemay et Marie~Catherine Toussignant, arrière~petit fils de François~Ignace Lemay Anne Bisson, et arrière~arrière petit fils de Ignace Lemay et Marie Girard, et finalement arrière~arrière~arrière petit fils de notre ancêtre Michel Lemay et Marie Dutost.

                                        

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